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Par Yannick Sado Affiche Moi Daniel Blake

Sortie : le 26 octobre 2016 

Durée : 1h41

Un film britannico-français

Réalisation : Ken Loach

Distribution : Dave Johns, Briana Shann, Hayley Squires… 

 

Peu de films auront si bien décrit le réalisme (ou le surréalisme) du marché du travail. Dans ce système aux multiples dérives, l’individu n’est rien ou presque. Un simple numéro dans la salle d’attente d’un jobcentreplus, (l’équivalent de nos Pôle emploi) de la ville froide et austère de Newcastle.

 

Photo Moi 1Daniel Blake atterrit ici sans trop s’y attendre. Une crise cardiaque l’oblige à renoncer un beau jour à son métier dans le bâtiment. Son cœur pouvant vaciller à tout instant, le médecin le juge inapte au travail. Pour toucher l’assistance allouée aux personnes invalides, il doit cependant obtenir l’aval d’une professionnelle médicale mandatée par l’administration. Cette dernière n’est pas médecin, ni même infirmière, mais qu’importe, l’avenir de Daniel dépend uniquement des tests qu’elle lui fera passer. Au terme de leur rendez-vous, Daniel se voit octroyé un nombre insuffisant de points pour percevoir la pension qu’il escomptait. Dès lors, un parcours semé d’embûches va se dresser sur la route du quinquagénaire : celui de l’univers des quelques 1.6 millions de chômeurs britanniques. Recalé pour l’obtention d’une prise en charge, Daniel est contraint de chercher un nouveau travail, tout en faisant appel de la décision qui le prive de sa pension d’invalidité.

Photo Moi 2

Sur ce chemin des laissés pour compte, tout est fait pour contrôler et décourager les demandeurs d’emploi, quitte à finir de les briser socialement et psychologiquement. L’administration affiche à leur égard une défiance désarmante : Daniel Blake doit ainsi apporter la preuve qu’il a bel et bien déposé des cv auprès d’entreprises en présentant des photos prises avec des employeurs ou des reçus signé de leur main. Un contact téléphonique avec l’administration peut entraîner une attente interminable, avec au final, un renvoie vers un autre interlocuteur injoignable.

Le demandeur d’emploi peut aussi être amené à se rendre dans des ateliers pour apprendre à écrire son cv.

Photo Moi 3Puis, gare à lui s’il a le malheur d’arriver en retard, même s’il vient d’emménager dans la ville et qu’il doit la traverser avec ses deux enfants pour arriver au rendez-vous dans les temps. Dans tous les cas où il ne se complaît pas aux prescriptions du jobcentreplus, il encourt la radiation, même s’il a des circonstances atténuantes.

Photo Moi 4Ce film ayant valu à Ken Loach la palme d’or au dernier festival de Cannes, Moi, Daniel Blake, est un réquisitoire cinglant et des plus réalistes contre un système impitoyable avec les plus faibles.

 

Par Albéric de Gouville, l’envoyé spécial de France 24 à Cannes 

 

Nouveau palmarès d’Albéric, cette fois-ci sur les films présentés en Sélection Officielle hors compétition, dans la section Un Certain regard et à La Quinzaine des Réalisateurs.

 

UN CERTAIN REGARD


Affiche ClashCLASH 
****

Un huis clos dans un fourgon de police au Caire pendant des manifestations en août 2013. Des manifestants anti et pro frères musulmans se retrouvent dans le même fourgon.  Au cœur d’une actualité brûlante, un film passionnant sur le fond et brillantissime dans sa réalisation. Par Mohammed Diab, le réalisateur du déjà superbe « Les femmes du bus 678 ». S’il avait été en compétition, CLASH aurait pu faire une très belle palme d’or.

 

 

 

VOIR DU PÄYS ***

Nouveau film sur des militaires français de retour d’un théâtre de guerre en Afghanistan. Ils vont passer trois jours de « repos/debriefing » dans un hôtel de luxe à Chypre. La particularité du film ? Etre centré sur des jeunes femmes, plongées dans un univers d’hommes. Il est d’ailleurs réalisé par deux femmes, Delphine et Muriel Coulin. Passionnant.

 

PERSONAL AFFAIRS **

Très joli film réalisé par une jeune cinéaste israélienne, Maha Haj, mais tourné entièrement en arabe avec des acteurs palestiniens entre Nazareth, Ramallah et la Suède. Comme le titre du film l’indique, le film parle « d’affaires personnelles », celles d’une famille palestinienne éclatée. La politique n’apparait que furtivement, avec un contrôle à un check point de l’armée isralienne.

 

DOGS **

Ambiance western pour ce film roumain très lent. Un homme revient sur les terres de son grand-père dont il vient d’hériter. Mais il doit faire face aux anciens hommes de main du grand père, qui était en fait le chef de la mafia locale. Un vrai climat se dégage du film. A suivre donc ce cinéaste, Bogdan Mirica.

 

APPRENTICE **

Un jeune gardien de prison de Singapour s’apprête à devenir l’assistant du bourreau de la prison. Plongée angoissante dans une ambiance carcérale à Singapour, où la peine de mort est régulièrement prononcée contre les trafiquants de drogue. Second film extrêmement maîtrisé du jeune Boo Junfeng.

 

AU DELA DES COLLINES ET DES MONTAGNES *

Un officier de l’armée israélienne prend sa retraite et découvre la vie civile avec des conséquences pour toute sa famille. Eran Kolirin livre une jolie chronique, gâchée par une fin totalement manichéenne. Dommage.

 

SELECTION OFFICIELLE / HORS COMPETITION

 

Affiche Hissene HabreHISSENE HABRE, UNE TRAGEDIE TCHADIENNE ***

Le tchadien Mahamat Saleh Haroun, revient pour la troisième fois à Cannes mais, cette fois-ci, hors compétition avec un documentaire qui donne la parole à des victimes de la dictature de Hissène Habré. Certaines scènes où les anciens bourreaux rencontrent leurs victimes sont bouleversantes. Un film témoignage salutaire dans la veine de ce que fait Rithy Panh au Cambodge (« S21 »…) où Joshua Oppenheimer en Indonésie (« The look of silence »…). Rithy Panh présente d’ailleurs à Cannes, également hors compétition, son dernier film, EXIL.

 

CAFE SOCIETY ***

Comme tous les ans, Woody Allen nous livre un film. Il a fait l’ouverture du festival et vient à Cannes pour la 14ème fois hors compétition. Il nous emmène dans les années 30 avec des chassés croisés amoureux à Hollywood puis à New York. C’est brillant, enlevé. Un bon Woody Allen mais manquant sans doute de surprises.

 

MONEY MONSTER **

Jodie Foster derrière la caméra, Georges Clooney et Julia Roberts (pour la première fois à Cannes), devant : une affiche de rêve pour la montée des marches. Le film raconte la  prise d’otages, en direct à la television, d’un animateur vedette, sur fond de corruption dans le monde de la finance. La dénonciation n’est pas très crédible mais le film est plaisant et bien rythmé.

 

LE BON GROS GEANT *

Spielberg retrouve le monde de l’enfance en adaptant un livre de Roald Dahl, publié en 1982, l’année de la sortie de ET. Visuellement , avec le mélange d’images virtuelles et de personnages réels (« motion picture ») , le film n’a pas la poésie de certains autres Spielberg, et bien sûr de ET. Mais le petit déjeuner du « bon gros géant », à la cour d’Angleterre, est un régal : éclats de rire garantis.

 

LA QUINZAINE DES REALISATEURS

 

Affiche L'économie du coupleL’ECONOMIE DU

COUPLE ***

Joachim Lafosse revient au cœur du couple après le très réussi « A en perdre la raison » : un couple en instance de divorce continue à partager la même maison, pour des raisons financières. Bérenice Bejo et Cedric Kahn exceptionnels de vérité. Un film extrêmement juste d’un bout à l’autre.

 

MEAN DREAMS **

Thriller haletant, de Nathan Morlando, dans la campagne américaine avec un couple d’adolescents qui fuit le shérif local et son adjoint, tous les deux responsables d’un trafic de drogue. Le « méchant » du film n’est autre que le père de la jeune fille qui s’enfuit avec son amoureux. Rien de révolutionnaire mais un suspens très bien mené.

 

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Par Albéric de Gouville, l’envoyé spécial de France 24 à Cannes

 

Après six jours de visionnage, Albéric de Gouville nous livre ses cotes pour 13 des 21 films en compétition à Cannes cette année. 

 


Photo 2Aquarius
**** 

Ma palme d’or revient pour l’instant à ce film de Kleber Mendonça Filho. Magnifique portrait de femme (sublime Sonia Braga pour l’interpréter ) sur fond de corruption au Brésil. L’équipe a monté les marches en brandissant des pancartes ‘Coup d’état au Brésil’. Un film salutaire, superbement réalisé, qui a du souffle et l’envergure d’une palme d’or.

 

 

Moi, Daniel Blake **** : Un grand Ken Loach. Du cinéma social, très juste, très réaliste et qui bouleverse, sur fond de chômage et de privatisation de la santé en Grande Bretagne.

Loving **** : Une magnifique histoire d’amour, contrariée par les lois interdisant les mariages mixtes dans l’Amérique des années 50 et 60. Jeff Nichols au sommet.

Mal de Pierres *** : Une belle histoire très (trop ?) classique dans la France des années 60. Marion Cotillard interprète une femme dont la passion amoureuse flirte avec la folie. Beau film mais qui ne surprend pas vraiment.

Julieta *** : Un bon Almodovar, mais sans aucune surprise dans l’œuvre du cinéaste espagnol. Une mère recherche sa fille qui a coupé les ponts 12 ans plus tôt. Émouvant

Sieranevada ** : 2h53 de huis clos dans un appartement de Bucarest pour commémorer la mémoire d’un défunt. Passionnant sur le fond et dans la forme mais beaucoup trop long.

Mademoiselle ** : Le retour de Park Chan Wook dans la compétition avec un film beaucoup plus classique que les précédents, qui se passe en Corée dans les années 30. Très brillant visuellement avec un scénario sophistiqué.

Américan Honey ** : road movie  les dérives sectaires d’un groupe de vendeurs ambulants dans l’Amérique d’aujourd’hui. Intéressant formellement mais le film est beaucoup trop long, notamment dans les séquences musicales

Ma loute ** : Un Bruno Dumont complètement déjanté avec de grands numéros d’acteurs. Le cinéaste fait appel à des stars mais reste fidèle à son univers. Bonne surprise !

Toni Erdmann ** : L’éclat de rire du festival pour un film pourtant très sérieux sur le mal de vivre dû à un travail déshumanisant. L’actrice principale Sandra Hüller est formidable.

Personal Shoper ** : Olivier Assayas s’essaye au film de fantômes, dans le monde de la mode. Les sifflets à l’issue de la projection de presse ne sont pas mérités. La mise en scène est élégante et Kristen Stewart très crédible.

Rester vertical * : Par Guiraudie, le cinéaste qui montre ce qui est tabou : un accouchement en gros plan, l’homosexualité dans le monde paysan, l’amour chez les vieux…. Mais ce n’est pas un film dossier, plutôt un road movie sans véritable scénario.

Paterson * : Un film en forme de poème qui dévoile 7 jours de la vie d’un couple dans la petite ville de Paterson. Un Jim Jarmush mineur.

 

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 Par Olivier Pélisson  

 

Affiche Festival de Cannes 2016Festival de Cannes, 69e édition. Semaine de la Critique, 55e édition. Quinzaine des Réalisateurs, 48e édition. Acid à Cannes, 24e édition. Les années passent et le cinéma tous azimuts est à nouveau au rendez-vous de la Croisette au mois de mai. Plus d’une centaine de films vont remplir les salles, de longs-métrages attendus en courts-métrages de découverte, de films d’auteurs du monde entier en œuvres événements.

Un homme préside le jury officiel, le cinéaste australien George Miller, qui a mis à l’honneur les femmes dans son opus présenté l’an dernier hors compétition dans le Grand Théâtre Lumière du Palais des Festivals: Mad Max : Fury Road. Des femmes qui mènent le reste des jurys de la Croisette, et c’est bien : Naomi Kawase pour les courts-métrages et la Cinéfondation, Marthe Keller pour Un Certain Regard, Catherine Corsini pour la Caméra d’Or, et Valérie Donzelli pour la Semaine de la Critique.

Affiche Semaine 2Côté course à la Palme d’Or, vingt-et-un films sont dans les starting blocks, avec deux signés de cinéastes asiatiques, un moyen-oriental, un sud-américain, quatre nord-américains et treize européens. Un très grand habitué (le Britannique Ken Loach, en lice pour la treizième fois !) et des familiers (les Belges Luc et Jean-Pierre Dardenne et l’Américain Jim Jarmusch avec sept venues pour la Palme, l’Espagnol Pedro Almodovar et le Français Olivier Assayas avec cinq) côtoient quatre petits nouveaux en compét’ (le Brésilien Kleber Mendonça Filho, l’Allemande Maren Ade, le Roumain Cristi Puiu et le Français Alain Guiraudie). Quatre réalisateurs ont déjà reçu le prix suprême : Loach (Le Vent se lève en 2006), Cristian Mungiu (4 mois, 3 semaines, 2 jours en 2007), et les double palmés Dardenne (Rosetta en 1999, Le Fils en 2005).

Photo Semaine Tramontane  2Vingt-deux films sont annoncés côtés premiers longs-métrages, dont dix-neuf dans la quête de la Caméra d’Or. Les yeux sont braqués à Un Certain Regard sur les attendus Dogs du Roumain Bogdan Mirica, tension en campagne, et La Tortue rouge de Michael Dudok de Wit, roi de l’animation avec ses magnifiques courts primés Le Moine et le poisson et Père et fille. À la Semaine de la Critique, on attend la quête identitaire d’un jeune aveugle libanais Tramontane de Vatche Boulghourjian, la chronique d’un deuil israélien One Week and a Day d’Asaph Polonsky, et la mue mordante d’une jeune étudiante vétérinaire Grave de Julia Ducournau.

Photo MercenaireÀ la Quinzaine des Réalisateurs, ce sont l’animé en pâte à modeler Ma vie de courgette de Claude Barras, coécrit avec Céline Sciamma, et l’itinéraire d’un jeune rugbyman calédonien Mercenaire de Sacha Wolff.

 

On verra aussi les premiers pas d’interprètes derrière la caméra (Chloë Sevigny, Laetitia Casta, Sandrine Kiberlain et Félix Moati pour du court, Grégoire Leprince-Ringuet pour du long), d’un écrivain (Wrong Elements de Jonathan Littell en séance spéciale officielle), et d’un metteur en scène de théâtre (Apnée de Jean-Christophe Meurisse à la Semaine). En complément des révélations, les barons du 7e art seront là. Du blockbuster à la production « familiale », ils représentent le spectre de leur art. Woody Allen, Loach, Almodovar, les Dardenne, Paul Verhoeven, Jim Jarmusch (en doublé fiction et documentaire), Steven Spielberg, Rithy Panh, Paul Vecchiali, Marco Bellocchio ou Paul Schrader.

Dog eat dogDu genre, du genre, avec du thriller, du sang, du cannibalisme, du vampire et du fantôme. L’occasion de voir arriver à Cannes le sud-coréen Na Hong-jin avec The Strangers, son compatriote Sang-ho Yeon pour Train to Busan, et Mel Gibson filmé par Jean-François Richet dans Blood Father (tous trois en Officiel hors compétition), Nicolas Cage et Willem Dafoe chez Schrader dans Dog Eat Dog (clôture de la Quinzaine), le discret The Transfiguration de Michael O’Shea (Un Certain Regard), le déjà annoncé Grave de Ducournau, et des donzelles icônes en pleins troubles existentiels, de Kristen Stewart chez Assayas (Personal Shopper) à Elle Fanning chez Nicolas Winding Refn (The Neon Demon).

Les actrices vont régner sur la Croisette. Avec des prétendantes de haute volée pour le prix d’interprétation féminine : Sonia Braga dans Aquarius de Mendonça Filho, Adèle Haenel dans La Fille inconnue des Dardenne, Stewart donc dans Personal Shopper, Sandra Hüller dans Toni Erdmann de Maren Ade, Charlize Theron dans The Last Face de Sean Penn, Marion Photo Fais de beaux reves (c) Simone Martinetto 1Cotillard dans le doublé Mal de pierres de Nicole Garcia / Juste la fin du monde de Xavier Dolan, Emma Suarez et Adriana Ugarte dans Julieta d’Almodovar, et l’indéboulonnable Isabelle Huppert dans Elle de Verhoeven. A071C001__c_Ecce_FilmsOutre Cotillard, plusieurs sont présentes en doublé cannois : Stewart avec aussi le Allen d’ouverture Café Society, Soko à Un Certain Regard (La Danseuse de Stéphanie di Giusto, Voir du pays des sœurs Coulin), Bérénice Bejo à la Quinzaine (Fais de beaux rêves de Bellocchio, L’Économie du couple de Joachim Lafosse), et Virginie Efira, en ouverture de la Semaine (Victoria de Justine Triet) et en compétition officielle dans Elle.

Un homme et une femmeEnfin, des anniversaires, surprises à la clé ? Cinquante ans pour la Palme d’Or d’Un homme et une femme de Claude Lelouch (1966), quarante ans pour celle de Taxi Driver de Martin Scorsese (1976), dont le duo principal est présent en séances spéciales (Jodie Foster pour son Money Monster avec George Clooney et Julia Roberts, Robert de Niro pour Hands of Stone de Jonathan Jakubowicz), et vingt-cinq ans pour celle de Barton Fink des frères Coen (1991). Dans quelques heures ça démarre. À vos marques !

 

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et appellent à l’aide !

 

Du plus ancien journal de cinéma

à la première plateforme critique… Photo Les fiches 1

 

Lancée en 1934, la revue Les Fiches du Cinéma est le plus ancien journal français consacré au cinéma. Depuis sa création, ce sont plus de 30 000 films qui ont fait l’objet de cette fameuse fiche, qui contient un résumé intégral, une analyse critique et un casting complet.

À partir de 1944, la compilation de ces fiches a donné lieu, chaque année, à la parution d’un ouvrage encyclopédique de référence : l’Annuel du Cinéma, reconnu par le Centre National du Cinéma et la Cinémathèque. Un film = une page ; et tous les films y sont traités quels que soient leur budget, leur couverture médiatique ou l’étendue de leur diffusion. Ainsi le choix du lecteur est souverain.

Photo Les fiches 3Cela fait donc 80 ans que l’histoire des Fiches du Cinéma se poursuit, avec liberté et indépendance – le journal ne contenant aucune publicité et ne dépendant d’aucun groupe de presse, et son comité de rédaction étant entièrement bénévole. Tant par leur contenu exhaustif que par leur longévité, Les Fiches du Cinéma ont construit une source d’informations patrimoniale unique en France.

Le nouvel enjeu pour 2016 est de proposer la consultation de cette base de données via une plateforme web ambitieuse, qui connectera les films – du patrimoine ou de l’actualité – avec un large public, en offrant la possibilité de découvrir / s’informer / voir / partager. Autrement dit en réactivant le cercle vertueux de la cinéphilie.

Les Fiches du Cinéma lancent un appel à financement participatif (crowdfunding) sur : 

www.kisskissbankbank.com/soutenez-les-fiches-du-cinema

Photo 4Il se décompose en trois seuils : S i vous croyez en l’importance d’un travail continu et passionné de passation d’une cinéphilie ouverte et variée, aidez Les Fiches du Cinéma à faire peau neuve !

1) Seuil 1 : 10 000 € pour le développement d’une plateforme de diffusion de l’ensemble des archives du journal numérisées, enrichies chaque semaine des nouvelles sorties. En termes de contenu, le nouveau site constituera la plus grande base de données française sur le cinéma. En plus de cet espace FICHES, le site présentera un espace JOURNAL, dans lequel l’équipe rédactionnelle réagira à l’actualité à travers des rencontres ou des tribunes libres, et l’espace BOUTIQUE pour retrouver facilement toutes nos collections (50 titres).

2) Seuil 2 : 15 000 € pour la création d’un espace cinéphile privé, fonctionnant comme le carnet idéal du spectateur : classement des fiches des films vus, notations, observations, calendrier de visionnage, wishlist des films à voir.

3) Seuil 3 : 20 000 € pour le lancement d’un forum de discussion, afin d’échanger des avis et conseiller les pépites dénichées en salles, en vod ou en e-cinéma. Chaque fiche proposera en outre des liens vers des plateformes de visionnage des films pour en faciliter l’accès.

Vous croyez en l’importance d’un travail continu et passionné de passation d’une cinéphilie ouverte et variée, aidez Les Fiches du Cinéma à faire peau neuve !

 

Photo Les fiches 2

 

SOUTENEZ LES FICHES DU CINÉMA !

Contact : Chloé Rolland • administration@fichesducinema.com • 06.11.83.80.79

Date de lancement du crowdfunding : 12 avril 2016.

Durée de l’opération : 60 jours

 

Vidéo du crowdfunding disponible sur :

www.fichesducinema.com 

 

 

Par France Hatron AFFICHE

 

Sortie : le 30 mars 

Durée : 1h20

Genre :

Documentaire franco-hongrois

Age :

à partir de 10 ans

Réalisation :

Lucile Chaufour 

Distribution :

Balázs Kelemen, Miklós Tóth, Imre Mozsik, Attila Márton… 

 

 

 

Douze anciens punks hongrois commentent leur jeunesse engagée dans des mouvements musicaux punks, avant la chute du mur de Berlin, et comparent leur vie d’alors à celle d’aujourd’hui, plus libre mais pas si rose. De touchants propos, authentiques et divergents.

Dans les années 80, Lucile Chaufour comprend qu’être punk en Hongrie « peut déterminer une existence ». Certains punks sont en effet emprisonnés pour « agitation contre l’état ». D’autres doivent abandonner leurs études. La réalisatrice, souhaitant mieux connaître ces jeunes ennemis du régime, les rencontre et réalise des enregistrements de leurs concerts. On les voit hurler leur colère contre le régime communiste à coups de paroles résignées comme : « le chaos, c’est ce que nous voulons ! ».

Punk Marton Attila & Papp_defacePetit à petit, elle réalise que leurs revendications antiautoritaires, pro-capitalistes, nationalistes et anarchistes s’appuient sur le mouvement antifasciste et antinationaliste punk de l’Ouest. L’idéologie punk de l’Est a, elle, des fondements ancrés dans les maux d’un pays communiste qui ne peut manifester son opposition qu’en se penchant à droite. Tous ces punks en mal de vivre imaginent que l’effondrement du système va améliorer leur vie sur le plan économique et des libertés. Mais l’Histoire ne répondra pas à leurs attentes. C’est ce que relate ce documentaire, à la fois didactique et critique sur le passé communiste et le présent capitaliste des Hongrois.

Lucile Chaufour, après avoir filmé, dans les années 80, douze jeunes punks – dix hommes et deux femmes âgés de 16 à 20 ans – avec sa caméra super 8 – les retrouve une vingtaine d’années après.

Punk Törjék TündeDans une première partie intitulée : « Avant la chute du mur de Berlin », elle détaille le passé de ses protagonistes en leur montrant de vieilles photos d’eux, jeunes, punks, et opprimés. Une période dont ils sont, pour beaucoup, un peu nostalgiques. Elle les questionne ensuite sur leur état d’esprit de l’époque, le sens politique qu’ils donnaient à leur résistance au parti, la tendance fasciste, antisémite et anti tzigane de certains. On découvre notamment qu’ils n’avaient « pas d’opinion politique consciente sur la révolte contre l’oppression soviétique et le nationalisme ». Puis, viennent les confidences sur le présent dans « Après la chute du mur de Berlin » qui correspond au second opus. Les ex punks sont devenus plus libres en apparence, mais livrent, pour la plupart, une critique acerbe du monde contemporain, car beaucoup de citoyens sont devenus pauvres, les classes sociales sont réapparues, le programme de privatisation a été mis en place… « Je ne veux pas faire partie de cette putain de réalité » confie l’un d’eux. La preuve que le « No future », propre aux réfractaires des années 80, regagne du terrain.

Punk Marton Attila & Papp_dedosLe parti pris original de la réalisatrice se manifeste tant sur le fond que sur la forme. Elle questionne ses protagonistes, tous attachants, en éludant les questions au montage, optant pour une succession de réponses, face caméra, classées par thèmes : leur avenir, leur métier, leur bord politique, leur vision de la Gauche et de la Droite… Avec ses témoignages, sans plans de coupe, recueillis et filmés au domicile de chacun, Lucille Chaufour affiche son parti pris d’épurer l’essentiel – la parole – de tout artifice. Comme pour nous dire que la richesse se trouve ailleurs, dans le contenu des propos sans langue de bois mais aussi sans espoir.

 

Par France Hatron Affiche Les innocentes 

 

Sortie : le 10 février 2016 

Durée : 1 h 55

A partir de 13 ans

Un drame historique franco-polonais 

Réalisation : Anne Fontaine 

Avec : Lou de Laâge, Vincent Macaigne, Agata Buzek, Agata Kulesza…

 

 

 

Par France Hatron Carol 0

 

Sortie : le 13 janvier 2016 

Genre : Drame romantique

Age : à partir de 15 ans

Réalisation : Todd Haynes

Distribution : Cate Blanchett, Rooney Mara, Kyle Chandler, Sarah Paulson…

 

La première scène s’impose d’emblée comme l’épilogue. Deux femmes dinent dans un grand restaurant. La jolie blonde, élégante et sulfureuse, filmée de face dégage une sensualité qui donne le « la ». En face d’elle, vue de dos, une autre femme, brune, qui semble mal à l’aise. Une voix d’homme l’interpelle. Surprise, elle se retourne, perturbée, l’air angoissé. Les deux protagonistes se séparent, contrariée pour la brune, résignée pour la blonde. On réalise qu’il y a eu un avant…

Carol 3Retour donc quelques années avant dans le New York des années 50, à l’approche de Noël. Thérèse Belivet, une jeune femme ordinaire presque jeune fille, issue de la classe moyenne et à l’expression triste qui attire l’attention, travaille dans le grand magasin Frankenberg. Elle vend des jouets. Un jour d’affluence au magasin, son regard se pose sur une femme plus âgée qu’elle, la jolie blonde, chique et pleine d’assurance découverte au début du film. Cette femme, en bonne mère de famille cherche un cadeau de Noël pour sa fille Rindy qui a 4 ans. L’alchimie opère et à partir de là, Thérèse ne lâchera plus l’affaire.  Son petit ami Richard aimerait l’épouser mais ce n’est pas sa préoccupation du moment. Elle n’a d’yeux que pour Carol et pour la photo, son autre passion.

Carol 4

Les deux femmes vont s’aimer dans l’Amérique redoutable des années 50 où la clause de moralité fait loi. Carol va devoir se battre pour rester libre tout en continuant à voir sa fille, mais pour la protéger aussi. Le film avance à la lenteur des sentiments de ces deux amoureuses qui vivent chaque instant avec une délicatesse extrême. Les gestes de Carol, emprunts de féminité et de sensualité anesthésient le spectateur presque autant que l’amoureuse transie. La pudeur l’emporte ici sur la démonstration, comme pour mieux témoigner de cet interdit majeur de l’époque que représentait l’homosexualité.

Carol 5Cate Blanchett excelle dans ce rôle et tout particulièrement dans la scène magistrale devant le juge, celle où elle joue l’avenir de sa vie de famille et par là-même celui de sa fille. Mais on regrette que l’émotion décuplée dans cette séquence ne se retrouve pas vraiment dans le reste du film. Quant à Rooney Mara, tout en retenue et en détermination, elle étonne par son physique de jeune fille en fleurs et ne convainc pas toujours en amoureuse soumise. Quoi qu’il en soit, le film dégage une élégance de tous les instants, tant dans sa mise en scène que dans ses dialogues et sa musique.

Carol 1

 

 

Par Dominique Martinez Photo La loi du marché

 

Sortie : le 20 mai 2015

Age : 16 ans

Présenté au Festival de Cannes 2015

en Sélection Officielle

Durée : 1h33

Un film français

Genre : Film dramatique

Réalisation : Stéphane Brizé

Distribution : Vincent Lindon, Yves Ory, Karine de Mirbeck, Matthieu Schaller, Xavier Mathieu, Noël Mairot…

 

La cinquantaine, ancien ouvrier et « chômeur de longue durée » selon l’expression consacrée, Thierry, un père de famille accepte un boulot de vigile dans un supermarché. Mais à quel prix ? 

Avec ce film, lors du 68e Festival de Cannes, Vincent Lindon a remporté la première récompense de sa carrière : le très couru Prix d’Interprétation Masculine. 

Photo la loi 2C’est un film sèchement politique. Brutal même. Sans spectaculaire, sans grandiloquence, mais avec force et réalisme, Stéphane Brizé livre dans ce sixième film, un constat sans concession sur notre société actuelle. La première scène annonce la couleur. Dans un long plan séquence, Thierry dit au conseiller Pôle emploi sa fureur de s’être vu envoyer faire une formation dès le départ inutile, alors que lui pensait accroître ses chances de trouver un travail. La caméra filme un homme de peu, un taiseux en colère, un poli lucide. En face, elle en filme un autre, gêné, comprenant l’inanité du mécanisme à l’origine de cette colère, mais qui ne peut dénoncer la logique en place puisqu’il est payé pour l’appliquer au quotidien. Tout est là. La violence et l’absurde d’un système qui répond à La loi du marché, celle qui pousse des entreprises bénéficiaires à licencier leurs salariés – des hommes et des femmes – pour faire encore plus de profits. La condition sociale est au cœur du film et scène après scène Brizé s’attache à croquer un système qui broie les hommes, réduits à sauver leur peau les uns contre les autres. La rupture avec ses anciens collègues syndicalistes dépassés, la lassitude des entretiens d’embauche sur skype déshumanisés, la résignation aux ateliers de professionnalisation acerbes, le sang-froid lors des rendez-vous moralisateurs à la banque, etc. Egales dans leur dimension d’humiliation sociale banalisée, ces séquences sont presque toutes coupées au milieu comme un symbole que les enjeux soulevés ne trouveront pas de solution. Celle où Thierry et sa femme négocient avec un autre couple la vente de leur mobile-home est révélatrice : chacun est à 100 euros près. On en est là. La seconde partie du film, située à l’intérieur du milieu du travail est un portrait aussi frontal…

Photo La loi 3Comme un bloc, Vincent Lindon incarne, souverain, « un costaud qui encaisse ». Il n’en est pas à son premier rôle de prolo et après Mademoiselle Chambon (2009) et Quelques heures de printemps (2012), il se révèle à nouveau sous la direction de Brizé, qui l’a entouré d’acteurs non professionnels jouant leur propre rôle. Le cinéaste dit avoir voulu « confronter l’humanité d’un individu en situation de précarité à la violence de notre société ». Le résultat est là : son cinéma âpre et économe, qui s’attache à porter sans cesse le regard de Thierry, agit comme un miroir. Et révèle à froid toute la férocité de la violence ordinaire.

 

Par Olivier Pélisson

Photo Cannes 0 bis

 

Il est là, à deux pas, le Festival de Cannes. 68e du nom, avec ses dix-neuf prétendants à la Palme d’Or. La Semaine de la Critique est là aussi, pour sa 54e édition. Et la Quinzaine des Réalisateurs, pour sa 47e édition.

 

Du beau monde, avec les frères Coen co-présidents (une première !) du grand jury, accompagnés des actrices française Sophie Marceau, espagnole Rossy de Palma, anglo-américaine Sienna Miller, de la chanteuse-musicienne malienne Rokia Traoré, de l’acteur américain Jake Gyllenhaal, et des cinéastes mexicain Guillermo del Toro et canadien Xavier Dolan. Au court métrage et à la Cinéfondation, c’est le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako qui préside, avec l’actrice belge Cécile de France, les réalisatrices libanaise Joana Hadjithomas et française Rebecca Zlotowski, et l’acteur polonais Daniel Olbrychski. Photo Cannes Coen

Au jury Un Certain Regard, Isabella Rossellini préside, avec l’actrice-réalisatrice libanaise Nadine Labaki, la réalisatrice saoudienne Haifaa Al-Mansour, le réalisateur grec Panos H Koutras et l’acteur français Tahar Rahim. A la Caméra d’Or, Sabine Azéma préside, avec la réalisatrice Delphine Gleize, l’acteur Melvil Poupaud, le réalisateur Yann Gonzalez, le directeur de la photographie Claude Garnier, l’industriel Didier Huck, et le critique Bernard Payen, tous français.
Photo réal israelienne

A la Semaine de la Critique, l’actrice et réalisatrice israélienne Ronit Elkabetz préside, avec la réalisatrice française Katell Quillévéré, le directeur de la photographie britannique Peter Suschitzky, la programmatrice canadienne Andréa Picard et le critique néerlandais Boyd Van Hoeij.

Le patrimoine est à la fête. Ingrid Bergman trône sur l’affiche officielle du 68e Festival, à l’occasion du centenaire de sa naissance. Tout comme Orson Welles est fêté pour le même anniversaire dans la section Cannes Classics, avec des fictions et des documentaires. Sans oublier des hommages à Manoel de Oliveira, Costa-Gavras, Barbet Schroeder, et aux cent-vingt ans du Cinématographe Lumière.

Les films ? Plus d’une centaine d’œuvres à se mettre sous la dent, devant les yeux, dans la tête. Des longs-métrages surtout, de la Sélection officielle à la Semaine de la Critique, de la Quinzaine des Réalisateurs à la programmation de l’ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion). Un panel impayable sur la création du moment.

Des courts métrages, aussi, dans chaque sélection, et pour l’opération Talents Adami Cannes, déjà présente pour sa 22e édition. La Sélection officielle en présente neuf, et dix-huit dans sa section maison Cinéfondation. La Semaine de la Critique en présente dix, et la Quinzaine des Réalisateurs onze.
Photo Palme 55Cannes c’est aussi des récompenses. La Palme d’Or fête ses soixante ans en 2015. La première fût décernée à Marty de Delbert Mann en 1955, après neuf ans de remise de Grand Prix depuis 1946. La Sélection officielle réunit neuf prix principaux dans son palmarès. La Semaine six prix, la Quinzaine quatre prix. La Caméra d’Or, remise au cours du palmarès de la Sélection officielle, récompense le meilleur premier film, toutes sections confondues. Au fil des ans, une douzaine d’autres récompenses sont nées, des Prix Fipresci au Trophée Chopard, du Prix François-Chalais au Prix du jury œcuménique, de la Queer Palm à la Palme Dog. Nouveauté en 2015, le documentaire aura désormais sa récompense, toutes sections confondues : l’Œil d’Or, remis samedi 23 mai.

Photo AudiardEn lice pour la récompense suprême, la Sélection officielle accueille des « novices » en compétition, et en nombre : Valérie Donzelli, Stéphane Brizé, Guillaume Nicloux, Justin Kurtzel, Joachim Trier, Denis Villeneuve, Yorgos Lanthimos, Michel Franco et Laszlo Nemes (pour son premier film). Soient huit sur dix-neuf prétendant(e)s à la Palme. Seuls deux déjà palmés sont présents : Nanni Moretti et Gus Van Sant. Ils sont aussi les deux seuls déjà primés pour la mise en scène à Cannes. Quant à Jacques Audiard et Matteo Garrone, ils ont déjà reçu le Grand Prix du jury sur la Croisette. Photo Moretti

Agnès Varda recevra une Palme d’Or d’honneur pour sa carrière lors de la cérémonie de clôture du dimanche 24 mai. Le cinéaste chinois Jia Zhangke recevra lui le Carrosse d’Or pour sa carrière, lors de la cérémonie d’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs jeudi 14 mai.

Côté long-métrage, les femmes derrière la caméra sont présentes en sélection officielle, avec deux en compétition, deux hors compétition, et quatre à Un Certain Regard. Trois font partie de la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs, mais aucune à la Semaine de la Critique. Heureusement, côté court, la Semaine se rattrape, tout comme chaque section de court-métrage offre des œuvres réalisées par des femmes et des hommes.
Photo DonzelliConstat, les acteurs qui passent à la réalisation continuent d’intéresser les programmateurs. Natalie Portman débarque en séance spéciale avec Une histoire d’amour et de ténèbres, et Louis Garrel avec Les deux amis à la Semaine de la Critique. Quant à Reda Kateb, son court métrage Pitchoune est annoncé à la Quinzaine des Réalisateurs. Et les actrices devenues réalisatrices confirmées sont bien présentes en Sélection officielle, avec La Tête haute d’Emmanuelle Bercot en ouverture, Marguerite & Julien de Valérie Donzelli et Mon roi de Maïwenn (avec Bercot !) en compétition. Toutes françaises.

Photo Cannes Gomez

Les représentations du monde ? S’il est de plus en plus flou de définir un film par sa bannière nationale, il peut se regarder par son ou sa cinéaste. Toujours beaucoup d’Europe. La France alimente copieusement les diverses sections. L’Italie est en force avec trois films en lice pour la Palme d’Or (Nanni Moretti, Matteo Garrone, Paolo Sorrentino). Et le Portugal fait figure d’ovni avec les trois longs-métrages de Miguel Gomes à la Quinzaine des Réalisateurs (Les 1001 nuits).

L’Asie est bien là, avec Jia Zhangke (Chine), Hou Hsiao-hsien (Taïwan) et Hirokazu Kore-Eda (Japon) en compétition, les Nippons Naomi Kawase et Kiyoshi Kurosawa, le Thaïlandais Apitchatpong Weerasethakul, le Philippin Brillante Mendoza, deux films indiens (Masaan, The Fourth direction), et l’un des deux sud-coréens (Madonna de Shin Su-won) à Un Certain Regard. Sans oublier du cinéma de genre, toujours coréen, en séance spéciale officielle (Office), à Un Certain Regard (Shameless), à la Semaine de la Critique (Coin Locker Girl), et japonais, avec le franc-tireur Takashi Miike en séance spéciale à la Quinzaine (Yakusa Apocalypse).

Le Moyen-Orient tire son épingle du jeu avec des premiers longs-métrages, israélien en séance spéciale officielle (L’Esprit de l’escalier de Elad Keidan), iranien à Un Certain Regard (Nahid de Ida Panahandeh), turc à la Quinzaine des Réalisateurs (Mustang de Deniz Gamze Ergüven), et palestinien à la Semaine de la Critique (Dégradé des frères Arab & Tarzan Nasser).

Photo Cannes CisséL’Afrique tient bon avec le maître malien Souleymane Cissé en séance spéciale officielle (Oka), le cinéaste marocain Nabil Ayouch à la Quinzaine (Much Loved), et une première, le premier film éthiopien Lamb de Yared Zeleke à Un Certain Regard. L’Océanie brille en Sélection officielle avec deux cinéastes australiens, un reconnu (George Miller et son Mad Max : Fury Road hors compétition), et un de la nouvelle génération (Justin Kurtzel et son Macbeth).

L’Amérique du Sud brille avec les Mexicains Michel Franco en compétition (Chronic) et David Pablos à Un Certain Regard (Las elegidas), les Colombiens José Luis Rugeles Garcia à Un Certain Regard (Alias Maria), Ciro Guerra à la Quinzaine (El abrazo de la serpiente) et César Augusto Acevedo à la Semaine (La Tierra y la sombra), la Chilienne Marcia Tambutti à la Quinzaine (Allende mi abuelo Allende), et l’Argentin Santiago Mitre à la Semaine (Paulina).

Côté premiers films, une vingtaine de longs-métrages sont présents toutes sections confondues. Le jury de Sabine Azéma va avoir du pain sur la planche pour choisir sa Caméra d’Or !

 

Photo semaine

Début des festivités : mercredi 13 mai.

Baisser de rideau : dimanche 24 mai.

Festival de Cannes Sélection officielle : http://www.festival-cannes.fr/

Semaine de la Critique : http://www.semainedelacritique.com/

Quinzaine des Réalisateurs : http://www.quinzaine-realisateurs.com/