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Age : à partir de 13 ans
Sortie : 28 septembre 2011
Durée : 1h35
Réalisation : Philippe Garrel
Interprétation : Monica Bellucci, Louis Garrel, Céline Sallette, Jérôme Robart.
Sélection à la Mostra de Venise 2011
Un jeune peintre et son épouse, une très belle actrice de cinéma, reçoivent chez eux à Rome, Paul et sa petite amie, deux comédiens fauchés, admiratifs de leurs hôtes. Le peintre vit au rythme de ses tourments et de ses inspirations, le coeur de la diva mal aimée chavire pour un autre, Paul n'a d'yeux que pour la Diva.
L'atmosphère nous touche, le jeu forcé des acteurs nous rappelle Rhomer, mais les clichés et dialogues redondants, et la direction d'acteurs peu dynamique, plombent un peu le scénario. Dommage car l'amitié des deux hommes, entachée par le désir, la passion, la mélancolie, l'obsession et la peur auraient pu engendrer un grand film. Il nous manque un brin d'émotion pour nous laisser vraiment porter par cette histoire.
Par France Hatron
Drame français 
Age : à partir de 12 ans
Sortie : 31 août 2011
Durée : 1h40
Réalisation :
Valérie Donzelli
Interprétation :
Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, César Desseix, Gabriel Elkaïm…
La guerre est déclarée était présenté au Festival de Cannes 2011, en film d’ouverture à La Semaine de la Critique.
Un jeune couple (Roméo et Juliette !) se bat jour et nuit pour affronter la tumeur au cerveau de leur petit garçon, les diagnostics de moins en moins optimistes et le corps médical, désarmant par son indifférence et parfois même sa bêtise.
Le sujet n’est pas très vendeur et pourtant… Le film raconte une histoire vécue par Valérie Donzelli et le co-scénariste et acteur principal (Roméo) qui ont formé jadis un couple, ce couple. Et c’est justement leur fils, devenu grand, qui incarne son propre rôle.
La cinéaste pose un regard d’une infinie justesse sur l’appréhension de la maladie, la douleur insoutenable que peuvent ressentir des parents privés de leur enfant, les angoisses de mort, la culpabilité, le désir de sauver son couple et de jouir de sa vie écorchée vive, la présence de la famille à la fois nécessaire et envahissante. Le film présente des aspects quasi documentaires tant il est criant de vérité et va droit au coeur de ceux qui sont passés par là et des autres qui ne savent rien de ce cauchemar sans fin.
Sans juger ses personnages, la cinéaste les observe et les dépeint avec leurs fragilités et leur optimisme. Ils nous donnent ainsi une vraie leçon de vie. La narration, enrichie d’une voix off, mi pessimiste mi détachée, nous rappelle, sans efforts, l’atmosphère de L’enfant sauvage de François Truffaut. Elle parvient à nous émouvoir de bout en bout, sans effets de pathos, par un accouplement de musiques classiques et techno, alternant entre plans fixes, travellings et panoramiques qui font battre le coeur au rythme de celui de cette mère meurtrie. 
Valérie Donzelli se met magnifiquement en scène, dirige ses acolytes de jeu avec tout autant de maestria, et interprète en plus quelques chansons qu’elle a elle-même écrites. Que de talents ! Frédéric Pierrot, incarne, lui, le Professeur Saint-Rose avec une grâce et une douceur qui rassurent et permettent de croire en l’humanité et à la sensibilité de certains médecins. Un sans faute donc pour cette histoire tragique bouleversante, néanmoins truffée d’une bonne dose d’humour et de légèreté.
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Par France Hatron
Age : à
partir de 10 ans
Sortie : 3 août
Comédie dramatique franco-canadienne
Réalisation : Claude Miller
Interprétation : Marina Hands, James Thierrée, Maya Sansaa…






Isabelle Hupert incarne cette égoïste perverse avec brio, mêlant mauvaise foi, sadisme assumé et fragilité avec la juste mesure.
Nul doute que ces deux belles créatures vont aller plus loin dans le domaine de la connaissance ! Leur passion commune pour l’anatomie et leur attirance physique mutuelle les fait plonger tout d’abord dans une histoire d’amour fusionnelle, très charnelle mais somme toute assez banale. La caméra filme les protagonistes au plus près, ne laissant rien à l’imagination. Cet érotisme, jamais dénué de sensualité, est rendu ni grâce à une émotion fabriquée, ni à une intensité dramatique artificielle. Roberto Garzelli, réalisateur français d’origine italienne, a choisi de filmer ces corps enchaînés de façon naturaliste. On n’entend pas parler de sentiments dans Le sentiment de la chair, on les devine. 
Dans la seconde partie du film, on frôle à chaque instant l’improbabilité de cette histoire d’amour. Et pourtant on y croît jusqu’au bout pour deux raisons : les personnages principaux n’étaient pas psychologiquement instables au début de leur relation et le réalisateur n’a jamais franchi le seuil du registre fantastique malgré son sujet propice au surnaturel.
Avec ce scénario atypique, Roberto Garzelli a pris le risque de nous éloigner de ses personnages et de nous dégoûter de l’anatomie. Or, il parvient à nous emmener très loin dans leur obsession, sans nous malmener. Demeurent en effet toujours une pudeur et un mystère qui marquent la distance avec l’insoutenable et une sensualité qui nous fait vibrer sans presque jamais nous émouvoir. Etonnante et destabilisante sensation.